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Les injections de cortisone dans le traitement des hernies discales :
Aucun gain autre qu'un soulagement temporaire

 

Il est relativement fréquent qu'un patient se voit prescrire une péridurale cortisonée lorsqu'il est porteur d'une hernie discale aiguë. En juin 1997, le docteur Simon Carette et son équipe ont publié dans le "New England Journal of Medecine", le compte-rendu d'un projet de recherche mené au Centre hospitalier de l'Université Laval. Dans le cadre de cette recherche, 158 patients ont reçu à l'aveugle des injections avec cortisone ou des injections avec uniquement de l'eau salée.

On a constaté que les patients ayant reçu des injections avec cortisone allaient un peu mieux à 3 semaines et à 6 semaines, mais de façon non significative. À 3 mois, aucune différence entre les deux groupes de patients n'avait été enregistrée. À l'évaluation finale, on constatait que le nombre de patients ayant dû subir une chirurgie était, à peu de choses près, le même dans les deux groupes, à savoir de l'ordre de 25 %.

Il est donc évident que lorsqu'un patient est porteur d'une hernie discale aiguë, les péridurales avec cortisone peuvent donner une amélioration légère et transitoire, mais ne donnent aucun effet significatif à long terme. Ces injections soulagent temporairement le patient, mais n'apportent aucun changement aux tissus blessés.

On ne devrait pas, en toute logique, retenir uniquement cette modalité de traitement pour aider les patients porteurs de hernie discale aiguë.

Il est aussi publié que les modalités de physiothérapie active peuvent être appliquées avec beaucoup plus de succès aux patients porteurs d'une hernie discale aiguë, et ce, en débutant les traitements environ 2 semaines après l'apparition du tableau clinique.

Nous encourageons donc les patients à s'engager dans des modalités de thérapie active, à se prendre en charge en découvrant les moyens de redresser leur colonne vertébrale, de renforcer leur musculature et de stabiliser leur fonction de façon durable. Une alternative.

 

 

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