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D'autres études confirment l'efficacité de la thérapie active et
dénoncent l'inutilité des modalités passives.

 

Dans ses deux éditions du mois de mai 1999, la prestigieuse revue SPINE a publié deux articles très intéressants.

Dans le premier article, on nous rapporte les résultats de deux groupes de patients traités selon un protocole de réadaptation active : un au Minnesota et l'autre en Californie.

Les deux groupes de patients ont été traités avec un protocole de deux visites par semaine pendant 8 semaines, soit 16 traitements par patient en moyenne. Les patients ont aussi été suivis pendant une période d'un an après la fin des traitements. Les résultats obtenus dans les deux cliniques sont absolument comparables du point de vue statistique. Sommairement, on retient que 75 % des patients de la clinique du Minnesota allaient mieux, alors que 82 % de la clinique de Californie alléguaient un mieux-être. La différence entre les deux cliniques n'est pas statistiquement significative. Il s'agit de résultats purement comparables.

Un autre point très intéressant, après un an de suivi, on constate que les patients traités par ce protocole dans les deux cliniques ont consulté beaucoup moins pour des soins de santé suite aux traitements. On retrouve un taux de reconsultation de 10 % pour les deux groupes de patients. Habituellement, après des traitements conventionnels, les patients porteurs de lombalgie chronique consultent à nouveau dans 55 à 73 % des cas dans l'année qui suit.

Il ressort donc très clairement que la réadaptation active faite avec un protocole standardisé de renforcement donne d'excellents résultats en terme de récupération fonctionnelle et s'avère surtout plus durable.

Ce n'est pas le premier article qui semble vouloir véritablement démontrer l'efficacité de la réadaptation active. Néanmoins, l'originalité de cet article, c'est d'avoir suivi de façon prospective deux groupes de patients porteurs de lombalgie chronique traités dans deux cliniques différentes. Le protocole de traitement était parfaitement standardisé et identique dans les deux cliniques. Il est donc clair que c'est véritablement le protocole de traitement qui est responsable du succès et non pas seulement la clinique qui l'applique. On peut donc en déduire que quelque soit l'endroit où on l'applique, si le protocole de traitement est suivi, les résultats escomptés sont les mêmes.

Au Québec, les cliniques de physiothérapie GymMed appliquent intégralement les protocoles et font usage du même ensemble d'appareils que ceux utilisés dans les Cliniques qui ont produit cette recherche.

Le deuxième article nous provient de Finlande. Un groupe de 59 patients d'âge moyen ont été intégrés de façon aléatoire, soit à un programme de réadaptation active avec un entraînement physique, soit à un programme de traitements passifs reposant sur le chaud, le froid et le massage. Les deux groupes de patients ont été réévalués à 6 mois et à un an. Le programme actif était constitué de deux sessions d'exercices par semaine pendant 12 semaines. Dans le traitement passif, le patient recevait des séances de massages, de même que des applications de chaud et de froid avec différentes pièces d'équipements. Il s'agit de fait du même type de traitements passifs pratiqués fréquemment au Québec dans un grand nombre de cliniques de physiothérapie passive et de cliniques de physiatrie.

L'étude démontre très clairement que les patients soumis à un programme de réadaptation active ont connu une augmentation significative de leur capacité fonctionnelle et une diminution plus grande de leur douleur lombaire. On a aussi constaté une augmentation de l'endurance de la musculature lombaire qui s'est maintenue, sans perte, jusqu'à la fin du suivi. Cette étude démontre non seulement l'efficacité des traitements de réadaptation active, mais démontre surtout la totale inutilité des modalités de traitement passives dans le cas des lombalgies chroniques.

Depuis plusieurs années, je prône la réadaptation active dans le traitement des lombalgies chroniques. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je me suis impliqué dans le développement du réseau des Cliniques GymMed. Il est très intéressant pour moi de constater, dans la littérature mondiale, l'influence exercée par les chercheurs et le changement d'attitude des praticiens. Il reste à espérer, à l'aube du 21e siècle, que les ordres professionnels et les institutions impliqués dans ces modalités de traitement, se mettent à lire la littérature et adoptent des positions fermes pour faire disparaître les traitements inutiles actuellement appliqués à un trop grand nombre de patients.

 

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