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La
physiothérapie spécialisée supérieure au repos pour la réhabilitation. |
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Dans une chronique précédente, nous avons parlé d'un rôle important de la musculature dans les lombalgies. Cette notion n'est pas nouvelle dans le domaine médical. Dès 1986, une étude démontrait clairement que, suite à une entorse lombaire, on devait limiter le repos au lit à deux jours maximum dans le but de réduire le déconditionnement physique, voire aussi l'atrophie musculaire. À cette époque, la pratique courante était de prescrire un repos au lit d'une à deux semaines. Ces données ont été confirmées en 1997 dans une étude subventionnée par la NASA sur les effets d'un repos au lit prolongé. On a constaté qu'après vingt jours de repos au lit, on pouvait enregistrer une perte de 10 % du volume des extenseurs de la colonne lombaire et une perte de 13 % de la musculature au niveau des membres inférieurs. On constatait aussi que cette perte se réalisait de façon maximale dans les deux premières semaines du repos au lit. Ces pertes musculaires ne sont pas sans conséquence. En 1992, une étude a été faite sur 134 patients qui avaient dû cesser le travail suite à une entorse lombaire. A la fin de l'étude, on a comparé les patients étant retournés au travail à ceux qui n'avaient pas pu retourner au travail. La seule différence statistique, du point de vue de tous les examens physiques et radiologiques, était la présence d'atrophie musculaire plus marquée chez ceux qui n'étaient pas retournés au travail. Dans les cas de maux de dos, l'atrophie musculaire n'est pas un hasard. En 1994, une étude avait démontré que la majorité des patients avec lombalgie étaient porteurs d'une atrophie musculaire. En 1998, une autre étude a reconfirmé ces données et a démontré, à l'aide de la résonance magnétique, une diminution significative de la masse des muscles extenseurs du dos chez 80 % des patients présentant une lombalgie. Ce n'est donc pas un problème occasionnel; c'est un problème qui touche une très grande majorité des patients qui ont mal au dos. Il faut aussi réaliser que lors de périodes de repos prolongées ou lors d'immobilisation, ce ne sont pas uniquement les muscles de la colonne lombaire qui peuvent être touchés. Une étude de 1993 faite chez des volontaires en bonne santé démontrait qu'une immobilisation du genou de quatre semaines amenait une diminution de 21 % de la masse musculaire au niveau de la cuisse, 53 % de perte de force et 38 % de perte d'endurance de ces mêmes muscles. Il est donc clairement établi, dans toute la littérature médicale, que la musculature est un élément prédominant pour le bien-être. Il n'y a pas, à peu de choses près, de lésions majeures pouvant survenir du point de vue musculo-squelettique qui n'amèneront pas un élément d'atrophie musculaire symétrique ou asymétrique. Ceci met clairement en évidence la nécessité des soins de physiothérapie spécialisés dans la réhabilitation.
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