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La perte de mobilité neurale expliquerait-elle la persistance de douleur après la disparition des signes objectifs d'une hernie discale ? |
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Lors d'un accident, il arrive qu'un nerf subisse un traumatisme. Par exemple, dans le cas d'une hernie discale, le nerf sera traumatisé par compression. Dans un Whiplash, le nerf pourrait être traumatisé par traction. Un nerf peut réagir de différentes façons à un traumatisme. Habituellement, on notera un oedème du nerf qui aura possiblement pour effet de bloquer la transmission de l'influx nerveux et ainsi de susciter l'apparition de faiblesse musculaire et d'engourdissements dans les membres. Par la suite, un processus inflammatoire s'installe autour et à l'intérieur du nerf. C'est ce processus inflammatoire qui crée la sensation douloureuse irradiant tout le long du trajet de ce nerf. Dans la majorité des cas, un nerf récupère sans séquelle. Dans d'autres cas, il persiste une fibrose (cicatrice). Le nerf demeure plus gros et plus rigide, ou il adhère aux structures environnantes ou encore dans certains cas, ce sont les structures autour du nerf qui élargissent et épaississent, diminuant ainsi l'espace libre dans le conduit (canal). Ces lésions demeurent même après la réparation de l'élément traumatique. On peut se retrouver avec un patient qui ressent une douleur irradiant dans un membre alors que les examens d'investigation tels que la tomographie axiale et la résonance magnétique démontrent un canal d'allure normale. On voit régulièrement ce type de manifestation dans les cas de hernie discale où la hernie est disparue sur la tomographie axiale, mais où le patient se plaint toujours d'une douleur présente dans un membre. Dans la vie courante, lorsque l'on mobilise notre rachis dans tous les angles, il faut que les nerfs puissent glisser dans le canal neural et dans les foramens de sortie et qu'ils puissent s'étirer pour atteindre l'amplitude maximale de mouvements désirée. On peut se fléchir complètement vers l'avant jusqu'à toucher le sol, sans ressentir de malaise dans les membres inférieurs. Dans le cas d'une racine qui demeure avec cicatrice, elle peut devenir plus rigide et moins extensible, c'est alors qu'en se penchant, le patient ressentira une douleur dans le membre inférieur. Les risques de fibrose autour d'un nerf sont reliés à certaines conditions. Premièrement, le risque est plus élevé si le traumatisme initial est brutal et s'il se produit très rapidement. Deuxièmement, les risques vont aussi augmenter si le nerf demeure irrité pendant une longue période. Donc, une hernie discale comprimant un nerf sur une longue période a plus de chances de laisser un nerf fibrotique même si on enlève la hernie discale ou si elle se résorbe d'elle-même. C'est le cas notamment des patients qui se soumettent à des thérapies passives prolongées ou qui retardent sans raison d'entreprendre une thérapie spécialisée dès l'apparition de l'hernie. Ces problèmes de fibrose neurale ou périneurale sont connus de longue date. Une école de physiothérapie australienne s'est récemment intéressée à ces problèmes et a réalisé qu'à l'aide de traitements de physiothérapie spécialisés, appelés "mobilisations neurales", on peut solutionner ces problèmes ou en prévenir l'aggravation. Les physiothérapeutes des Cliniques GymMed ont été formés à ces techniques. Leur taux de succès repose toutefois sur l'élément temps. Si on applique le traitement de mobilisations neurales 2 ans ou 3 ans après le fait traumatique, on a peu de chance d'obtenir une récupération notable. C'est différent si on applique ces modalités de traitement de façon précoce dès l'apparition de la symptomatologie. Les chances de réussir sont alors plus grandes et le pronostic est meilleur.
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