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La colonne vertébrale
   

La structure de base de la colonne vertébrale est un empilage de blocs. Certains blocs sont osseux: les vertèbres, et d'autres des tissus mous: les disques. C'est un peu le même type d'assemblage qu'un enfant peut faire lorsqu'il empile des blocs un par-dessus l'autre. Il s'agit donc d'une structure pas très stable, surtout si on tente de la bouger de côté ou de la faire fléchir.

Ce qui procure une stabilité à la colonne vertébrale, ce sont premièrement les complexes ligamentaires: tissus mous très peu élastiques qui relient ensemble les différents segments osseux. On n'exerce aucun contrôle sur ces ligaments. Ils agissent comme un mécanisme de retenue, un peu comme une penture qui lorsque rendue au maximum de son ouverture bloque le mouvement.

L'autre élément qui contribue à assurer la stabilité de la colonne vertébrale, c'est la musculature. Les muscles agissent de façon différente des ligaments. On exerce sur les muscles un certain degré de contrôle. La musculature va, de fait, guider le mouvement et en contrôler l'amplitude et la vitesse d'exécution. Les muscles en bon état sont suffisamment puissants pour empêcher la colonne vertébrale d'aller à son maximum d'amplitude et risquer ainsi de briser la structure ligamentaire. Pour qu'un muscle soit fonctionnel, il doit non seulement être fort mais il doit aussi être endurant.

Si on prend l'exemple de quelqu'un qui soulève une charge, c'est la force musculaire qui soulève la charge. L'endurance permet de soulever la charge à plusieurs reprises ou encore de maintenir la charge soulevée. Un muscle peut donc être très fort et être capable de soulever des charges énormes mais il peut manquer d'endurance et ne pas pouvoir maintenir ces charges ni les soulever de façon répétitive.

Le vieillissement vient souvent affecter la qualité des disques et des ligaments. Ce vieillissement est connu sous le nom de dégénérescence. Ce phénomène est quasi irréversible. D'autre part, le vieillissement affecte moins sévèrement la musculature. Dit autrement, les muscles ont une plus grande capacité de se défendre contre le vieillissement. Plus encore, nous pouvons compter sur notre système musculaire pour compenser les effets néfastes du vieillissement sur les complexes ligamentaires et sur les disques.

Dans nos prochaines chroniques, nous aborderons comment se fait ressentir le vieillissement sur le système musculaire, notamment l'atrophie et l'asymétrie musculaire et leur impact sur la capacité fonctionnelle de la colonne vertébrale. Nous verrons également comment il est possible, aujourd'hui, de contrer ces faiblesses et de récupérer la capacité fonctionnelle.

 

 

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